La Chevalerie - Les Chevaliers de France

Les Chevaliers de France
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La Chevalerie

La Chevalerie du XXIe siècle

Les Chevaliers de France font partie de cette nouvelle génération de Chevaliers Milès, qui, en ce début de XXIe siècle, mettent leur épée au service du bien afin de préserver les bons usages et de les perpétuer tout en les adaptant à la société moderne. Un bien précieux qu’elle offre notamment à la jeunesse en perte de repères, et ce, dans le respect le plus absolu de la laïcité républicaine. C’est-à-dire, en toute indépendance religieuse ou politique. Seul l’esprit de chevalerie prédomine, que l’homme doit porter en lui. Cette chevalerie contemporaine doit être en harmonie avec son temps et n’être inféodée à aucune obédience, aucun Etat, aucune religion. A l’opposée d’une secte, elle est ouverte à tout ce qui touche l’homme dans sa mansuétude, sa générosité et sa bonté d’être, plutôt que de paraître. Tout homme de bien est à même d’entrer en chevalerie, et devenir ainsi un "maillon" de la grande chaîne qui rassemble des hommes à travers le monde qui combattent les inepties, l’injustice et la précarité. Elle œuvre également pour des œuvres caritatives lorsque cela s’impose comme devoir absolu. Telle est la chevalerie d’aujourd’hui, telle est la chevalerie du 3e millénaire, qui est avant tout une chevalerie dite de pensée. La démocratie permet donc de reprendre à son compte les préceptes d’une chevalerie idéalisée et adaptée à notre temps, un legs spirituel permettant à l’homme contemporain de devenir un peu plus que lui-même. Rien n’empêche donc quiconque de prétendre appartenir à cette lignée s’il en est digne : Nil obstat.


Mode de transmission

Les Chevaliers de France ont pour vocation première de transmettre la chevalerie de "Chevalier à chevalier", selon le mode traditionnel antique, en créant des Chevaliers et Dames. C’est le mode le plus ancien, qui remonte à l’époque pré-moyenâgeuse, lorsque le jeune Ecuyer recevait les armes pour le combat, qu’est aujourd’hui celui de la vie et avec soi-même.
Le 15 septembre 1515, le Roi François 1er lui-même, recevait sa Chevalerie par le Chevalier Pierre de Terrail dit Bayard. C’est dire ce que cela signifiait, même pour les plus hautes autorités d’alors, de recevoir une telle consécration.
Cette transmission perdure dans le temps, même si le Royaume de France est aujourd’hui devenu une République, sous le vocable "Fontaine d’honneur" à laquelle les Chevaliers de France sont très attachés. C’est la seule filiation qu’ils revendiquent !
A titre exceptionnel, des femmes peuvent prétendre être admises es qualité de "Dame de Chevalerie" ou "Dame chevalière", en raison de certains combats qu’elles mènent sur la plan professionnel, humanitaire, social, culturel. Elles sont dès lors reçues selon un rituel différent de celui des hommes mais avec les mêmes prérogatives.


Armement par le Roi d’Aragon


Armement par les Chevaliers de France


Armement par le Chevalier Bayard


Le Rituel

Il reste inchangé depuis la remontée des temps. Un genou au sol (les deux sont religieux) devant son consécrateur, "armé" ou "adoubé" selon l’antique usage, c’est-à-dire par l’épée et la colée. Ce qui n’a rien à voir avec un titre honorifique ou nobiliaire, officiel ou non, pour service rendu à la nation ou autre. Pour les Chevaliers de France, le consécrateur lève son épée magistrale et prononce ses mots à haute et intelligible voix :
- "Moi, Chevalier X…" (En posant le plat de l’épée sur l’épaule droite de l’impétrant…)
- "En mémoire du Chevalier Balsa et par son épée…" (En posant le plat de son épée sur la tête de l’impétrant…)
- "Je te reçois, te constitue et te proclame Chevalier, pour toujours…" (En posant le plat de l’épée sur l’épaule gauche de l’impétrant…)
Et d’y ajouter : "Sois preux !" (En lui affligeant la colée magistrale le poing fermé au bas de la nuque côté gauche, comme le fit le Duc de Bourgogne Girard de Viane (Vienne) à son vassal Emeri de Narbonne au IXe siècle). C’était, dit-on, l’adoubement le plus formel, qui existait bien avant qu’il ne devienne religieux avec l’épée et que les Chevaliers de France ont repris à leur compte.


La colée du Duc Girard sur Emeri


La colée des Chevaliers de France

Pour ce qui est de la Dame, la consécration - généralement réservée aux hommes - s’effectue également avec un genou au sol, l’épée du consécrateur posée à plat sur la tête, après avoir entendue la même formule. Une rose lui est offerte à la place de l’épée, mais elle reçoit la croix de cou et la cape ainsi que ses armoiries, ce qui la place au même niveau que le Chevalier.
Généralement, les rituels d’adoubements s’effectuent dans des lieux historiques tels que : châteaux, manoirs, anciennes commanderies, anciennes abbayes désacralisées, etc.


La Fontaine d’Honneur

La Fontaine d’honneur transmise par les Chevaliers de France remonte à la nuit des temps. Chaque nouveau chevalier en est un "maillon" s’y rattachant, de génération en génération. Ainsi, celle des Chevaliers de France passe par la Noble famille des Bourbons, des Capétiens et des Robertiens…
Chaque Chevalier reçoit, à ce titre, sa lettre testimoniale témoignant de sa filiation, de Chevalier à Chevalier, seule filiation qu’ils reconnaissent, conformément à la tradition.
Pour que l’adoubement soit valide, il faut remplir quatre conditions :
- Que le consécrateur soit lui-même Chevalier et dûment habilité par le Conseil Magistral…
- Que sa "Fontaine d’honneur" soit ininterrompue, pluriséculaire et sans tâche…
- Qu’il soit animé d’un esprit sans faille et d’une profonde volonté de transmettre sa chevalerie…
- Que le contact entre l’impétrant et lui se fasse par l’épée…
C’est la raison pour laquelle on ne peut être adoubé DEUX fois. Il ne faut pas confondre en effet un rituel d’adoubement, qui correspond à un armement, avec un rituel d’admission dans un Ordre. Les deux sont différents par essence. Ainsi, étaient nommés Chevaliers de France autrefois, la corporation de ceux qui dépendaient d’une seigneurie, bien avant la naissance des Ordres militaires et hospitaliers par le Clergé lors des Croisades.


La Règle de vie

La question qui inquiète est souvent posée : "A quoi sert donc aujourd’hui le fait d’être Chevalier ? ". Doit-on répondre "A rien!", si on en croit ceux qui en attendent quelque-chose ? La réponse est simple : "La Chevalerie est une règle de vie", que s’est fixé tout chevalier, librement. C’est un engagement moral avec soi-même.
Voilà pourquoi la Chevalerie actuelle est ouverte aux hommes de bonne volonté, actifs, généreux et humbles, ne cherchant qu’à SERVIR leurs semblables. De tels hommes sont souvent des Chevaliers qui s’ignorent, puisque déjà pourvus de telles qualités sans jamais rien attendre en retour. D’où le parrainage obligatoire d’un Chevalier pour adhérer. Comme le soulignait le Baron Saumier d’Albis (1915-2004) : "En faisant un nouveau Chevalier par l’épée et la colée, on ne fait que confirmer ce qu’il était déjà dans sa vie de profane…". Un Chevaliers de France est donc celui qui croit aux hommes, à l’amour, à la paix, à la liberté, à la justice…
Ainsi, tout Chevaliers de France est tenu d’apprendre la règle de vie qui est également imposée à d’autres Fraternités chevaleresques ou Ordres:

- Tu n’auras de cesse que dans la quête de la lumière…
- Tu auras le sens du sacré dans le plus grand esprit de tolérance…
- Tu auras le culte de l’honneur mais tu mépriseras les honneurs…
- Tu tiendras la Dame en grand respect…
- Ta charité sera plus actes que paroles…
- Tu seras un instrument de paix, toujours et en tout lieu…
- Tu feras de ta Maison et ta table celles de tes Frères…
- Tu considèreras le bien de l’homme, ensuite seulement les affaires…
- Tu respecteras la vie sous toutes ses formes…



Tournoi au Moyen-âge

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