Les Chevaliers de France - Les Chevaliers de France

Les Chevaliers de France
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Les Chevaliers de France



C'est le 26 avril 1987 que le Chevalier André Louis Saumier, baron d’Albis, fut élevé Grand Maître de l’Ordre des Chevaliers de France, suite au décès en 1986 du Vicomte Maurice de Tinguy qui en avait la Charge, tout en s’étant mis en sommeil depuis 1982, laissant la responsabilité magistrale par intérim au Chevalier Charles Cotte, alors Lieutenant général. Ce même Vicomte ayant lui-même succédé au Marquis de Sarrieu, qui abdiqua six mois après son élection, après être devenu le successeur du Grand Maître, le Chevalier François d’Aviau, comte de Ternay, descendant de la famille de Simon de Montfort, lequel décéda trois mois après son investiture. Ils avaient fondé un Ordre indépendant, mais qui n’eut pas le succès escompté.
 
Sous la magistrature du comte de Tinguy, l’Ordre des Chevaliers de France avait une teinte résolument aristocratique qui n’était pas pour plaire à tout le monde. Ancien blessé de guerre en Belgique lorsqu’il était officier de cavalerie, cet homme au caractère bien trempé, restera néanmoins l’exemple vivant de la noblesse et de la chevalerie. Ne voulant pas que celle-ci tombe aux oubliettes, la lumière ne pouvant s’éteindre selon lui, tant qu’il restera des chevaliers debout, il désigna donc le Chevalier Charles Cotte pour assurer l’intérim, lequel voyait dans le lignage deux hommes : d’un côté le chevalier Balsa, grand expert en chevalerie et de l’autre, se profilait à l’horizon le jeune Chevalier Roland Jean Maroteaux, le moment venu…
 
Voici ce qu’il écrivit au Grand Maître de la Fraternité chevaleresque Michaélite le 13 janvier 1987 :
« …Il est bien évident qu’après André Saumier d’Albis, Roland Maroteaux serait un grand maître  idéal, mais pour beaucoup plus tard. Encore faut-il qu’il le désire et que l’Ordre lui convienne ! Ce qui est loin d’être une évidence, le connaissant ! Car l’Ordre des Chevaliers de France est devenu, sous la grande maîtrise de ses trois derniers, une association nobiliaire assez fermée. Nul ne peut savoir ce que le futur Grand Maître en fera… ».
 
C’était en effet bien connaître l’idéal chevaleresque qu’on attribuait a celui qui deviendra le successeur du Chevalier André Saumier d’Albis, dit Balsa.
 
En 2004, quelques jours avant sa mort, le Baron André Louis Saumier d’Albis, légua à Roland Maroteaux son épée et sa croix de Grand Maître, dans son appartement parisien, sans rituel, en toute simplicité. Il lui fit le signe et l’accolade sans protocole et en prononçant ces simples mots, estimant sans doute qu’il comprendrait : « Je te connais et je sais, pour avoir vu comment tu dirigeais les hommes qui t’entourent dans tes arts martiaux, ce dont tu es capable ! Ce que tu fais est de la vraie chevalerie de terrain. Aussi, je te donne cette croix que j’ai portée avec fierté, non pas pour t’honorer, car je sais que tu es suffisamment honoré comme cela, mais c’est pour ne pas qu’elle tombe et qu’on la piétine… ».
 
En 2005, un an après le décès de ce noble Chevalier surnommé Balsa, conscient qu’il devenait son héritier spirituel et qu’il partageait ses convictions chevaleresques, Roland Maroteaux et un groupe de chevaliers du Comtadin, rénovent entièrement sa chevalerie et s’opposent définitivement à l’utilisation du mot « Ordre » pour revenir à davantage de modestie. Ils instaurent une nouvelle charte et un rituel réduit à sa plus simple expression, sans en modifier les bases et remplacent la fleur de lys par la rose héraldique. Ainsi donc au départ, les Chevaliers de France n’étaient rattachés qu’à une Commanderie déjà autonome. Aucun enseignement ésotérique ou spirituel, seulement une préparation psychologique avec les futurs impétrants à travers quelques entretiens d’admission avec le Parrain (obligatoirement Chevalier ou Dame).

Organisation

Les Chevaliers de France n’étant pas un Ordre, la hiérarchie se limite comme suit : un Commandeur général, un Prévôt, un Maître de cérémonie, une intendante magistrale, un légat magistral et un assesseur. Ils font partie du Conseil Magistral élu par l’ensemble des Chevaliers tous les trois ans renouvelables. Les Commandeurs de Provinces font partie intégrante du Conseil Magistral. La fonction du Commandeur général est rééligible quant à elle, tous les 9 ans.



Les fonctions

Lorsqu’un chevalier forme trois autres chevaliers, il peut devenir Maître de Maison, dans laquelle il prépare les Postulants à devenir Ecuyers avant leur admission au titre de Chevalier.
Lorsqu’un Chevalier a formé 9 Chevaliers ou qu’il est à l’origine de la fondation de trois Maisons chevaleresques, il peut aspirer au titre de Commandeur Provincial. Il est proposé par l’ensemble des Chevaliers qui dépendent de lui ou par trois Maîtres de Maison, et nommé par le Commandeur général lors d’un chapitre solennel.
Les Parrains préparent chaque impétrant à accéder à la Chevalerie en procédant à des entretiens d’admission comme Postulant, Ecuyer et Chevalier ou Dame, afin de s’assurer si le souhait formulé par le Postulant est conforme à ce que proposent les Chevaliers de France.
Tout Postulant ayant la possibilité de se retirer librement si ses aspirations ne correspondent pas.
Autre particularité des Chevaliers de France : tout Chevalier peut entrer dans un Ordre de son choix selon ses options, pour offrir ses services et dépendre d’une hiérarchie. Un rituel d’admission et de changement de cape est alors prévu à cet effet, d’un commun accord entre les Chevaliers de France et l’Ordre qui reçoit. Un règlement en prévoit les détails.
Insignes

Les Chevaliers de France se reconnaissent par des insignes distinctifs se présentant comme suit :

Chevalier et Dame
La croix de cou hospitalière bleue rehaussée d’une couronne royale Or (qui symbolise que la naissance de la chevalerie s’est effectuée au cours de la Royauté en France) portée en cravate.
Maître de Maison
Une croix plus grosse Or, portée en sautoir bleu au dessus de la cape blanche lors des cérémonies.
Commandeur
Un grand cordon bleu, porté de droite à gauche sous la veste et croix de cou hospitalière bleue à la rose héraldique centrale.
Commandeur général
Un grand cordon rouge-grenat, porté de droite à gauche sous la veste et croix de cou Or placée dans un cercle (Keugent) que fut celle de l’ancien grand Maître des Chevaliers de France, le Baron André Saumier d’Albis, qu’il a légué de son vivant à son successeur. Ce titre est le plus élevé.
Blasons

Tout Chevalier ou Dame se doit d’établir les armes de ses armoiries sur un blason. Le blason exprime en effet en des termes convenables les armoiries qui font des marques de famille, de noblesse, de dignités, composées de certaines figures symboliques et des émaux, pour la distinction des personnes.
C’est lors des premières croisades que l’Europe utilise les armoiries pour distinguer ses Chevaliers.
Avant, il existait quelques figures ou symboles sur les drapeaux mais sans plus. Les Romains utilisaient un aigle, les Goths un ours, les Français un lion, les Saxons un cheval, etc.
Le premier sceau que l’on voit apparaître chez les Rois, est la fleur de lys, par Louis le jeune…
L’armorial des Chevaliers de France exprime la volonté de ses adhérents à perpétuer la valeur des armes placées sur un blason, qui s’accompagne d’une devise personnelle, dont voici quelques exemples :
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